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Revue de presse

Explosion à Bordeaux : une femme décédée, son compagnon toujours dans un état grave

09/02/2021

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Une femme de 88 ans a été retrouvée morte par les secours, son mari se trouve dans un "état grave". Les premières constatations suggèrent une explosion due au gaz.

Par LEXPRESS.fr avec AFP publié le 06/02/2021 à 10:49

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/bordeaux-importante-explosion-dans-un-immeuble-plusieurs-blesses_2144304.html

Une femme de 88 ans a été retrouvée morte par les secours, ce samedi après-midi à la suite d’une forte explosion, dont les causes sont encore indéterminées, dans un petit immeuble du centre de Bordeaux, a indiqué la préfecture. Son compagnon, de 89 ans, a été retrouvé dans un état grave.

La préfecture de la Gironde a confirmé le décès de la victime activement recherchée depuis plusieurs heures par les pompiers, dans des conditions d’accès difficiles et dangereuses. Les équipes de pompiers, guidées par leurs chiens, ont pu "localiser" peu avant 16 heures la dame de 88 ans qui ne présentait "pas de signe de vie", avait auparavant indiqué à la presse le lieutenant-colonel des pompiers de la Gironde Philippe Esselin, en précisant qu’elle n’a pu être extraite des amas de décombres à ce stade.

Selon les autorités et les secours, une explosion a eu lieu vers 8 heures dans un petit immeuble rue Borie, dans le quartier des Chartrons, abritant un parking automobile au rez-de-chaussée et une habitation au premier. L’immeuble a été totalement détruit. Le souffle a également touché deux immeubles mitoyens qui se sont "partiellement effondrés", selon les pompiers.

Quelque 75 pompiers assistés de cinq équipes cynophiles et d’une unité de déblaiement et de consolidation, ont été dépêchés sur les lieux bouclés par un important périmètre de sécurité.

"Spectacle apocalyptique"

Le bilan qui faisait état au départ de deux personnes disparues et de trois blessés a finalement évolué dans la matinée.

Philippe, 50 ans, dont la fenêtre donne sur l’immeuble éventré, a raconté avoir "entendu un bruit assourdissant" de "fracas", mais qui ne ressemblait toutefois pas "une explosion" selon lui. "J’ai ouvert la fenêtre et j’ai vu un spectacle apocalyptique : il y avait un homme en pyjama sur son lit, le regard hagard, le visage en sang qui appelait à l’aide. Il n’avait plus de toit sur la tête. Il est resté quelques minutes comme ça et il a perdu connaissance", a décrit le témoin.

Sous l’effet du souffle, "les adresses adjacentes ont en partie été atteintes par l’explosion initiale avec des dégradations importantes", a précisé le lieutenant-colonel des pompiers. Dans ce quartier central de petits immeubles anciens, plusieurs vitrines de commerce ont volé en éclat et des centaines de tuiles émiettées parsemaient la rue.

11 personnes relogées

Onze personnes, choquées, ont été évacuées des immeubles voisins et seront relogées par des proches ou se verront proposer des "solutions de relogement", selon le maire écologiste Pierre Hurmic. Dans ce quartier central de petits immeubles anciens, l’explosion a brisé plusieurs vitrines de commerces. On pouvait voir des centaines de tuiles émiettées dans la rue.
Devant le centre d’accueil improvisé dans un bureau de poste, Lucie Perrouault, 21 ans, apprentie, qui se trouvait avec son petit ami au 64, juste à côté, a raconté : "Le verre de notre fenêtre a été soufflé sur nous, on a marché sur du verre et mon copain a été blessé. On est tous sortis dans la rue, les pompiers étaient là cinq minutes après l’explosion. La rue a été évacuée".

Mael, 38 ans, qui n’a pas été blessé, vit aussi au 64 : "Je dormais et j’ai entendu un grand boum. Ma baie vitrée a explosé. Sur ma terrasse il y avait des débris de tuiles et le plafond de ma salle de bains est tombé. Je suis sorti et j’ai vu qu’un appartement avait été soufflé".

Les premières constatations suggèrent une explosion due au gaz, qui a été coupé dans le secteur. D’après l’opérateur Regaz, l’immeuble sinistré n’était "plus raccordé au gaz depuis avril 2013", mais sur place "des bouteilles de gaz ont été sorties" par les pompiers. "On aurait pu avoir une catastrophe beaucoup plus grave dans un quartier dense comme les Chartrons où les rues sont très étroites", a souligné Delphine Balsa, la directrice de cabinet de la préfète.